L’enfer – réalités et implications – Partie 2
(English Version “Hell – Its Realities and Implications – Part 2 – Bible Based Hope“)
Voici ici le deuxième et dernier article de la série intitulée « L’Enfer—Ses Réalités et Implications. »
Dans la Partie 1, nous avons vu les quatre réalités suivantes concernant l’enfer :
(1) c’est un lieu réel ;
(2) c’est un lieu de tourment conscient et éternel ;
(3) C’est un lieu où les totalement méchants et les plus décents des gens seront ensemble ;
(4) C’est un lieu sans espoir.
À la lumière de ces réalités horribles, voici quatre implications — trois, si vous êtes chrétien, et une implication si vous ne l’êtes pas.
Implications pour le chrétien –
Implication n°1 : nous devrions toujours remercier Dieu
Jésus a crié sur la croix : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » [Matthieu 27:46]. Et parce qu’il a été abandonné, nous qui, par la grâce de Dieu, avons placé notre confiance en Jésus, ne serons jamais abandonnés. En d’autres termes, Jésus, par ses souffrances, a absorbé toute la colère que nous méritons. Il a goûté la mort [Hébreux 2:9] afin que nous n’ayons jamais à subir les horreurs de l’enfer — même un seul instant ! C’est pourquoi l’apôtre Paul dit dans 1 Thessaloniciens 1:10 que « Jésus… nous délivre de la colère à venir. »
Cette vérité ne devrait-elle pas nous faire abonder toujours en actions de grâces ? Avons-nous même le droit de nous plaindre lorsque les choses ne vont pas comme nous le voulons ici sur terre ? La seule souffrance que nous connaîtrons est ici sur terre — et cela aussi pour un temps très temporaire. Cependant, comparez cela aux joies du ciel pour toute l’éternité ! Il nous a sauvés d’une éternité de souffrance en enfer. Pourquoi cesserions-nous de le remercier simplement parce que nous traversons une période temporaire de souffrance ici sur terre ?
La prochaine fois que nous serons tentés de murmurer ou même de nous décourager à cause des épreuves de cette vie, arrêtons-nous et réfléchissons aux horreurs de l’enfer et à la manière dont Jésus nous en a délivrés en souffrant à notre place. Alors, nous abonderons en actions de grâces même au milieu de cette épreuve.
Un missionnaire urbain à Londres a été appelé dans un vieux bâtiment où une dame mourante était aux derniers stades d’une maladie. La pièce était minuscule et froide, et la femme était allongée sur le sol. Ce missionnaire a essayé de l’aider et lui a demandé s’il y avait quelque chose qu’elle désirait, et voici ce qu’elle a dit : « J’ai tout ce dont j’ai vraiment besoin, j’ai Jésus-Christ. »
Eh bien, l’homme ne l’a jamais oublié, et il est sorti de là et a écrit ces mots : « Au cœur de la ville de Londres, parmi les habitations des pauvres, ces brillantes paroles d’or ont été prononcées : ‘J’ai Christ, que me manque-t-il de plus ?’ Prononcées par une femme solitaire mourant sur un plancher de grenier, sans aucun confort terrestre, ‘J’ai Christ, que me manque-t-il de plus ?’ Quand même celui qui l’aurait vu serait allé chercher quelque chose pour elle dans les grands magasins du monde – ça aurait été inutile, elle est morte en ayant absolument tout! »
Mon cher ami, mon compagnon pécheur, qu’il soit riche ou pauvre, pouvez-vous dire avec une profonde gratitude : « J’ai Christ, que me manque-t-il de plus ? »
Implication n°2 : nous devrions toujours poursuivre la sanctification
Une réflexion fréquente sur l’enfer nous incitera à fuir le péché et à poursuivre la sainteté. Dans Matthieu 5:29-30 , Jésus a dit : « Si ton oeil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne. Et si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier n’aille pas dans la géhenne. »
En substance, ce que Jésus dit, c’est ceci : Le coût de l’obéissance — même s’il est élevé — n’est pas du tout élevé comparé au coût de la désobéissance qui conduit à l’enfer. La route large est le chemin de la destruction. D’un autre côté, la route étroite — le chemin de la renonciation de soi, le chemin marqué par la souffrance — est le chemin de la vie éternelle. Donc, la prochaine fois que nous serons tentés de pécher, réfléchissons aux réalités de l’enfer et souvenons-nous que ce n’est pas la peine de pécher. Poursuivre la sainteté en vaudra la peine — pour toute l’éternité !
Implication n°3 : nous devrions toujours chercher à toucher ceux qui sont perdus
Réfléchir aux réalités de l’enfer — l’endroit terrible qu’il est — devrait faire saigner nos cœurs d’amour pour les perdus. Si nous croyons [et nous devrions] que l’enfer est réel, éternel et que les personnes sans Jésus y iront pour une éternité de souffrance, alors ne devrait-il pas y avoir un fardeau immense dans nos cœurs pour prier pour les perdus et partager l’Évangile ? Nos pensées ne devraient-elles pas être davantage centrées sur l’évangélisation ? Ne devrions-nous pas être prêts à investir plus de notre argent pour que les missions puissent progresser ? Pourquoi vivons-nous avec autant d’énergie concentrée sur des choses temporelles plutôt que sur des questions éternelles ?
Le riche dans Luc 16:19-31 avait un grand désir d’évangéliser ses membres de famille encore vivants parce qu’il avait expérimenté les horreurs de l’enfer. Nous n’avons pas besoin d’y aller pour comprendre les réalités de cet endroit. Nous croyons par la foi ce que la Bible dit sur l’enfer. Et cette croyance devrait nous motiver à supplier les perdus de se détourner de leurs péchés et de se tourner vers Christ. Dieu lui-même supplie les gens à travers ses prophètes de se tourner vers lui et ainsi échapper aux horreurs de l’enfer. Voici un exemple :
Ézéchiel 33:11 : « Dis-leur: je suis vivant ! dit le Seigneur, l’Éternel, ce que je désire, ce n’est pas que le méchant meure, c’est qu’il change de conduite et qu’il vive. Revenez, revenez de votre mauvaise voie; et pourquoi mourriez-vous, maison d’Israël ? »
De même, nous aussi, nous devons supplier les gens au nom de Dieu de se détourner de leurs péchés, de recevoir un nouveau cœur et un nouvel esprit, et ainsi échapper aux horreurs éternelles de l’enfer. Nous ne pouvons pas avoir peur du rejet. Nous ne pouvons pas penser à notre ego. Nous devons réaliser la souffrance sans fin en enfer que les gens affronteront parce qu’ils rejettent Christ, et cette réalisation devrait nous motiver à les supplier avec amour de venir à Christ.
Nous devons être prêts à sacrifier nos plaisirs et à vivre de manière sacrificielle pour que beaucoup puissent être atteints par l’Évangile. Il y a beaucoup en jeu ici. Jésus a pleuré pour les pécheurs perdus lorsqu’il est entré à Jérusalem [Luc 19:41] parce qu’il les aimait. Et nous devons avoir un tel amour pour eux — un amour qui se manifeste par la prière pour eux et par la prédication de l’Évangile !
Hudson Taylor vivait au 18e siècle et fut l’un des premiers missionnaires à pénétrer dans l’intérieur de la Chine. Avant de partir pour la Chine, il travaillait comme assistant médical. Une de ses premières missions était de s’occuper d’un homme ayant une grave gangrène au pied. Cet homme était athée et avait un caractère violent. Lorsque quelqu’un lui proposa de lui lire les Écritures, cet homme ordonna bruyamment à son visiteur de partir. Quand un pasteur lui rendit visite, l’homme cracha à son visage. La tâche de Hudson était de changer les pansements de cet homme tous les jours. Il commença également à prier ardemment pour sa conversion. Les premiers jours, il ne partagea rien de l’Évangile mais se concentra sur le changement minutieux des bandages. Cela soulagea grandement la douleur de l’homme, qui en fut profondément touché.
Cependant, Hudson Taylor était préoccupé par le destin éternel de cet homme. Ainsi, le lendemain, après avoir soigneusement changé les bandages, il fit quelque chose de différent. Au lieu de se diriger vers la porte, il s’agenouilla près du lit de l’homme et partagea l’Évangile. Il expliqua son inquiétude pour l’âme de l’homme, parla de la mort de Jésus sur la croix et expliqua qu’il pouvait être sauvé de ses péchés. L’homme devint furieux, ne dit rien, et tourna le dos à Hudson. Alors, Hudson se leva, rassembla son matériel médical, et partit.
Ce schéma se poursuivit pendant un certain temps. Chaque jour, Hudson changeait tendrement les bandages, puis s’agenouillait près du lit de l’homme et parlait de l’amour de Jésus. Et chaque jour, l’homme ne disait rien — et tournait le dos à Hudson. Après un moment, Hudson Taylor commença à se demander — faisait-il plus de mal que de bien ? Ses paroles rendaient-elles l’homme plus endurci ?
Avec une grande tristesse, Hudson Taylor décida d’arrêter de parler de Christ. Le lendemain, il changea à nouveau les bandages de l’homme. Mais ensuite, au lieu de s’agenouiller près du lit, il se dirigea vers la porte pour partir. Avant de franchir la porte, il jeta un regard en arrière vers l’homme. Il pouvait voir que l’homme était choqué — car c’était le premier jour depuis que Hudson avait commencé à partager l’Évangile qu’il n’était pas agenouillé près du lit pour parler de Jésus.
Et là, debout à la porte, le cœur de Hudson Taylor se brisa. Il commença à pleurer. Il retourna au lit et dit : « Mon ami, que tu veuilles écouter ou non, je dois partager ce qui est sur mon cœur » — et il parla avec ferveur de Jésus, suppliant à nouveau l’homme de prier avec lui. Cette fois, l’homme répondit : « Si cela te soulage, vas-y et prie. » Alors, Hudson Taylor s’agenouilla et pria pour la conversion de cet homme. Et — Dieu répondit. À partir de ce moment, l’homme fut avide d’écouter l’Évangile, et en quelques jours, il metta sa confiance en Jésus.
Les enseignements tirés de Hudson Taylor :
a. Souvent, dans mes premiers travaux en Chine, lorsque les circonstances me rendaient presque sans espoir de succès, je me suis souvenu de la conversion de cet homme et cela m’a encouragé à persévérer dans la proclamation de la Parole, que les hommes l’entendent ou non.
b. Peut-être que si nous avions plus de cette détresse intense pour les âmes qui conduit aux larmes, nous verrions plus souvent les résultats que nous désirons. Parfois, il peut être que, pendant que nous nous plaignons de la dureté des cœurs de ceux que nous cherchons à aider, la dureté de nos propres cœurs et notre faible compréhension de la réalité solennelle des choses éternelles peuvent être la véritable cause de notre manque de succès.
Plus nous réfléchissons aux réalités de l’enfer, plus nous devrions être poussés à proclamer l’Évangile à ceux qui sont perdus.
Implications pour le non-croyant –
Si vous n’êtes pas encore chrétien, il n’y a qu’une seule implication : Vous devez fuir la colère à venir [Matthieu 3:7]. Il n’est pas nécessaire de faire grand-chose pour aller en enfer. Continuez simplement à vivre comme vous le faites. Continuez à rejeter Jésus. Refusez de vous repentir de vos péchés. Vous finirez sans aucun doute en enfer.
Ami, est-ce vraiment ce que vous voulez ? L’enfer ne disparaîtra pas simplement parce que vous n’y croyez pas. L’enfer est un lieu réel. C’est pourquoi Jésus lui-même a averti dans Luc 13:3 : « si vous ne vous repentez, vous périrez tous également.» Il n’y a pas de deuxième chance après cette vie. Hébreux 9:27 dit : « il est réservé aux hommes de mourir une seul fois, après quoi vient le jugement, » Lorsque Jésus reviendra, il jugera tous ceux qui l’ont rejeté tandis qu’il prendra les siens pour être avec lui pour toujours. Et à ce moment-là, il sera trop tard pour se repentir. Maintenant est le temps de décider.
Cher ami, je ne prends absolument AUCUN plaisir à dire ces vérités difficiles. Mais vous devez entendre ces mots d’avertissement. Alors, s’il vous plaît, détournez-vous de vos péchés et tournez-vous vers Jésus-Christ en foi, croyant qu’Il a seul payé le prix des péchés et qu’Il est ressuscité. Soyez sauvé de l’enfer en courant vers Jésus aujourd’hui. Plus de jeux ! Plus de délais ! Plus d’excuses ! Venez à lui aujourd’hui ! Maintenant est le moment de vous repentir de vos péchés et de placer votre foi en Jésus. Jésus lui-même a dit : « Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle. » [Marc 1:15]. Il vous acceptera — peu importe combien vous avez pu pécher. Il vous donnera un nouveau cœur si seulement vous criez vers lui. Il enverra le Saint-Esprit pour venir habiter en vous et vous aider à vivre la vie chrétienne. Alors, s’il vous plaît, ne tardez pas ! Venez !
Permettez-moi de conclure avec ces mots d’avertissement de Charles Spurgeon, un fidèle prédicateur britannique du passé, concernant les horreurs de l’enfer :
« Il y a un véritable feu en enfer, tout aussi réel que vous avez un corps réel — un feu exactement comme celui que nous avons sur cette terre, sauf que ce feu ne vous consumera pas, bien qu’il vous torture. Vous avez vu de l’amiante couchée au milieu de charbons ardents, mais non consumée. De même, votre corps sera préparé par Dieu de manière à brûler pour toujours sans être consumé. Avec vos nerfs à vif sous l’effet de flammes cuisantes, pourtant jamais insensibilisés malgré toute leur rage furieuse, et la fumée âcre des vapeurs sulfureuses brûlant vos poumons et étouffant votre souffle, vous crierez pour obtenir la miséricorde de la mort, mais elle ne viendra jamais, jamais, non jamais. »
